Qu'est-ce que la campagne "Opération Objection" ?

C'est la campagne nationale d’opposition au recrutement militaire dans les écoles, lancée en 2007. Depuis 5 ans, elle informe la population étudiante sur les dessous d’une carrière dans l’armée et freine la présence des recruteurs dans les établissements d'enseignement en collaboration avec les organisations étudiantes et enseignantes. Démilitarisons nos écoles !

 

Plusieurs moyens sont utilisés pour y arriver : 

-Informer la population étudiante sur ce que les agent(e)s de recrutement ne disent pas mais que les recrues potentielles devraient savoir au moment de s’enrôler. Il s’agit de donner l’envers de la médaille d’un engagement militaire ; présenter les nombreuses contraintes du contrat d’engagement, démystifier les promesses d’éducation gratuite qui sont souvent trompeuses et mettre en garde les étudiant(e)s quant au taux effarant de militaires canadiens qui reviennent au pays dans un cercueil, estropié ou dément. D’autre part, il s’agit de dénoncer les fausses représentations sur lesquelles repose le recrutement: une carrière dans l’armée canadienne n’est pas un occuper rôle humanitaire. Le Canada ne s’implique plus dans les missions des Casques bleus, c’est plutôt une guerre d’occupation qui est à l’ordre du jour.

 

-Inciter les associations étudiantes à débattre de la question de la présence de l’armée dans leur établissement et à prendre position en assemblée générale sur le sujet. Dans ce contexte, il est totalement légitime d’entreprendre des moyens pour mettre un terme aux visites des kiosques de recrutement et à la publicité militaire dans les écoles. Différentes méthodes pour faire respecter ces décisions ont été utilisées avec succès dans le passé dans certains établissements, et la campagne est un moyen de répandre cette démarche plus largement dans les universités, cégeps et écoles secondaire du Québec.

 

La campagne est également un moyen de dénoncer les investissements massifs dans l’industrie militaire qui se font au détriment de l’accessibilité de l’éducation publique. L’armée actuellement dispose des plus hauts budgets depuis des décennies, alors que le système d’éducation est plus sous-financé que jamais, notamment en raison des coupures massives dans les transferts fédéraux aux provinces en matière d’éducation post-secondaire. Les étudiants universitaires sont confrontés à un dégel des frais de scolarité, alors que le gouvernement prétend qu’il n’a pas les moyens d’investir dans l’éducation et que les étudiants doivent payer davantage. Pourtant, le problème du dégel des frais de scolarité est tout simple à régler, il s’agit d’établir nos priorités : investir dans des guerres d’occupation ou dans l’éducation. La campagne d’opposition au recrutement militaire permet par ailleurs démontrer clairement la forte opposition étudiante aux actions actuelles de l’armée canadienne : la guerre en Afghanistan

 

Du matériel d’information diversifié (document d’analyse, dépliants, tracts et affiches) a été produit et est distribué massivement dans les écoles secondaire, cégeps et universités. Tous ces documents sont disponibles dans les sections téléchargement.

 

 

 

ALORS QUE LES ÉTUDES POSTSECONDAIRES COÛTENT DE PLUS EN PLUS CHER, LA PERSPECTIVE D’UNE FORMATION ENTIÈREMENT PAYÉE PAR L’ARMÉE REPRÉSENTE DE PLUS EN PLUS D’ATTRAIT POUR LES ÉTUDIANT(E)S LES MOINS FORTUNÉ(E)S. DEVRAIT-ON AVOIR À S’ENGAGER DANS L’ARMÉE, À APPRENDRE À TUER, POUR POUVOIR SE PAYER DES ÉTUDES ?